Où en est-on avec la mineuse de la tomate La culture de la tomate a subi au cours de la campagne 2008 des dégâts considérables à travers toutes les wilaya du littoral, provoqués par la mineuse de la tomate « Tuta absoluta ».
Pour lutter efficacement contre ce ravageur, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural a opté pour l’utilisation de la méthode de piégeage massif à l’aide de phéromones sexuelles à l’intérieur des serres et en plein champ. Cette méthode de lutte est largement utilisée à l’étranger, particulièrement en Espagne.
En plus de son efficacité dans la lutte contre la Tuta absoluta, le piège à phéromone permet de préserver l’environnement et sauvegarder les auxiliaires.
Aussi, un crédit de 50 MDA sur le Fond Zoophytosanitaire FPZPP a été dégagé pour l’acquisition en premier lieu des pièges à phéromones et de la toile insect proof en second lieu.
Le programme de lutte a été confié à l’Institut National de la Protection des Végétaux (INPV). Ainsi, un quota de prés de 10 000 pièges et 20 000 capsules à phéromones a été acquis et distribué aux agriculteurs des Wilayate infestées.
Les pièges ont été installés avec la collaboration des Inspections Phytosanitaires des Wilayas (IPW) dans 93 communes infestées par la mineuse, réparties sur 16 Wilaya (Alger, Boumerdes, Tipaza, Mostaganem, Chlef, Oran, Tarf, Ain Defla, Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Bejaia, Mila, Tlemcen, M’Sila et Biskra).
Ce moyen de lutte a suscité l’intérêt des agriculteurs grâce à son efficacité qui s’est traduit par une diminution significative du taux d’infestation dans les serres munis de pièges.
A titre d’exemple, le taux d’infestation dans la région de Mostaganem où la mineuse a été signalée pour la première fois, a significativement baissé durant la première décade du mois d’avril, passant de 60% dans les serres non protégées à 31% dans les serres munis de pièges . Dans la wilaya de Tipaza, le taux d’infestation est de l’ordre de 20% dans les serres non protégées alors qu’il est de 9% seulement dans les serres protégées.
Il est à signaler qu’au niveau des serres non protéges, plusieurs traitements sont engagés sans prendre en considération le stade biologique approprié.
Aussi, grâce au dispositif de piégeage mis en place durant cette campagne, aucune attaque sur fruit n’a été enregistrée.
Le dispositif sera renforcé au fur et à mesure jusqu’à la fin du mois de juin 2009 pour réduire au maximum les niveaux de pullulations et préserver ainsi la culture de tomate de plein champ.
Il reste maintenant aux sociétés spécialisées dans la vente des pièges à les rendre disponibles sur le marché pour que les agriculteurs s’en approvisionnent au moment opportun.
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NEMATODES A KYSTES DE LA POMME DE TERRE
Date : 24/05/2009
La culture de la pomme de terre est sujette à plusieurs maladies et ravageurs, dont les nématodes du genre Globodera.
Ce genre de nématodes, appelé communément nématode doré de la pomme de terre, compte deux espèces : Globodera rostochiensis et Globodera pallida et sont inscrits dans la quasi-totalité des pays du monde sur la liste des parasites de quarantaine dont la lutte est obligatoire....
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Carpocapse des pommes et des poires
Date : 13/05/2009
Le carpocapse des pommes et poires Cydia pomonella est l’ennemi le plus redouté des arboriculteurs. Il est répandu dans l’ensemble des régions des cultures des pommoidées. Ses principales plantes hôtes sont le pommier et le poirier mais il peut s’installer aisément sur cognassier, noyer, pacanier et quelques fois sur prunier et abricotier.
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Rhynchophorus ferrugineus, connu sous le nom de charançon rouge des palmiers (CRP), est un coléoptère appartenant à la famille des Curculionidae. Il s’attaque à différentes espèces de palmiers, notamment le palmier dattier et le palmier d’ornement.
Plusieurs pays du bassin méditerranéen ont été touchés par ce ravageur qui n’a malheureusement pas de prédateur connu.
Ce sont notamment la Turquie, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Egypte, ainsi que les pays du Golfe et récemment le Maroc.
Les arbres fortement attaqués perdent la totalité de leurs palmes et le pourrissement des troncs aboutit à leur mort, mais les premiers symptômes n'apparaissent que bien après le début de l'infestation d’où le danger que représente cet insecte.
Afin de préserver nos Oasis des éventuelles attaques de charançon rouge, le Ministère de l’Agriculture, à et du Développement Rural, à travers l’Institut National de la Protection des Végétaux a mis en place un dispositif de surveillance, qui repose sur l’utilisation des piéges à phéromones....