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République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Agriculture , du Développement Rural et de la Pêche
Institut National de la Protection des Végétaux " INPV "

Le Criquet marocain

Le criquet marocain est une espèce acridienne considérée comme très redoutable à l’agriculture. Elle peut engendrer, par année favorable, des pullulations très importantes, pouvant se constituer en essaims et envahir des régions entières.

Ce ravageur étant spécifique aux régions des hauts plateaux où la pluviométrie est comprise entre 250 et 400 mm/an et du fait de sa polyphagie, il peut s’attaquer aux céréales, aux cultures maraîchères et à l’arboriculture fruitière.

Cette espèce acridienne, dénommée Dociostaurus maroccanus (Thumberg, 1815), appartient à l’ordre des Orthoptères, sous ordre des Caelifèra, famille des Acrididae et sous famille des Gomphocerinae.

L’aire de répartition est très grande en Algérie, il est présent dans les étages bioclimatiques sub-humide et semi aride, notamment les hauts plateaux dont la pluviométrie est comprise entre 250 et 400 mm/an. Tous les foyers grégarigènes de criquet marocain sont définis et répertoriés par l’Institut National de la Protection des Végétaux. Il se trouve dans les Wilayate de Tlemcen, Sidi Bel Abbes, Saïda, Mascara, Tiaret, Chlef, Tissemssilt, Médéa, Djelfa, M’Sila, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Batna.

C’est l’extrême polyphagie du Criquet marocain qui l’a placé parmi les importants ravageurs des cultures, parce que les larves comme les imagos peuvent attaquer une cinquantaine d’espèces végétales, les pâturages et les cultures céréalières sont toujours les plus endommagés.

La gravité des invasions du Criquet marocain tient à la proximité entre les cultures et les foyers de grégarisation. Les pertes de récolte seraient dues surtout aux jeunes stades qui se déplacent en bandes avant la moisson. La quantité de matière qu’elles ingèrent en une journée pourrait atteindre plusieurs fois leur poids. Les adultes sont moins voraces que les larves.

Les superficies infestées varient de quelques dizaines à quelques centaines de milliers d’hectares, leur influence sur la situation économique précaire des régions semi-aride ou aride demeure très grande.

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